Deuxième Sommet des peuples pour des ministères de la Paix

4 juillet 2006

Le texte qui suit est un rapport sur le Sommet de Victoria  préparé par l’Initiative des peuples pour des ministères de la Paix :

Ils sont venus par avion, en autocar, en auto, par le traversier et à pied. Soixante hommes et femmes, représentant une diversité de cultures, de nations, de groupes d’âge et de langues, se rendirent à Victoria, Colombie-Britannique, Canada, pour participer au Deuxième Sommet des peuples pour des ministères de la Paix qui eut lieu du 19 au 22 juin 2006. Parlant d’une même voix, ils lancèrent un appel aux États du monde entier pour qu’ils mettent en place des structures gouvernementales travaillant main dans la main avec la société civile dans le but de concevoir, d’édifier et d’instaurer définitivement une culture de la paix.

Des délégués gouvernementaux et des représentants de la société civile, en provenance de l’Australie, du Canada, du Costa Rica, de l’Espagne, des États-Unis, des Îles Salomon, de l’Inde, de l’Italie, du Japon, du Libéria, du Népal, de la Nouvelle-Zélande, de l’Ouganda, de la Palestine, des Pays-Bas, des Philippines, de Roumanie et du Royaume-Uni, se réunirent à l’université Victoria’s Royal Roads pour donner naissance à l’Initiative internationale pour des ministères de la Paix et pour établir, d’une manière qui soit efficace à l’échelle nationale et internationale, les bases d’une architecture de la paix. Les délégués du Cameroun, du Congo et du Sri Lanka ne purent être présents à cause de contraintes logistiques.

Après avoir mis sur pied l’Initiative internationale, l’assemblée plénière forma un comité de coordination intergénérationnel et cinq groupes de travail (communications, réseautage, jeunesse, recherche et opérations sur le terrain ainsi que finance) avec pour mandat d’élaborer et de mettre en oeuvre un plan de travail devant conduire au Sommet suivant prévu en 2007 au Japon. Dans son communiqué officiel émis à l’occasion du Sommet, l’Initiative internationale affirma son engagement à travailler en partenariat et à collaborer avec les gouvernements et les institutions de la société civile sur le plan national et international en vue de promouvoir la paix par des moyens pacifiques et elle souligna les réalisations des gouvernements des Philippines et des Îles Salomon – des pionniers et des exemples à suivre dans le monde – qui ont déjà mis en place des secrétariats et des ministères voués à l’édification de la paix, à la résolution pacifique des conflits et à la réconciliation.

À la suite du Sommet, les délégués se rendirent ensemble à Vancouver pour participer au premier Forum mondial sur la Paix au cours duquel l’Initiative internationale pour des ministères de la Paix anima un programme d’une demi-journée sur le thème « Créer des ministères nationaux de la Paix ». Ce programme consista en un panel international formé de leaders gouvernementaux suivi d’une série de cinq ateliers portant sur des thèmes connexes. La modératrice du panel était l’auteure et la conférencière Marianne Williamson, présidente de l’Initiative pour la Paix aux États-Unis. Les participants comptaient le Dr Arthur Chesterfield-Evans, membre du Conseil législatif de la Nouvelle-Galles du Sud (NSW), Australie, M. Fred Fakiri’i, sous-secrétaire au ministère de la Réconciliation, de l’Unité et de la Paix des Îles Salomon, M. Dennis J. Kucinich, membre du Congrès des États-Unis, M. Timothy Al Paulus, secrétaire adjoint pour la jeunesse au ministère de la Jeunesse et des Sports du Libéria, M. Franklin Quijano, du Bureau du conseiller présidentiel sur le processus de paix aux Philippines; et M. Paul van Tongeren (Pays-Bas), directeur général de l’organisation Global Partnership for the Prevention of Armed Conflict. En outre, le sénateur Shokichi Kina du Japon et le sénateur Douglas Roche (retraité) du Canada prononcèrent des allocutions.

M. Manish Thapa, coordonnateur de l’Initiative pour la paix au Népal, fit lecture du communiqué émis à l’occasion du Sommet. Puis les panélistes s’exprimèrent avec éloquence et passion sur les raisons qui les amènent à souhaiter un ministère de la Paix, sur le statut d’une telle structure dans leurs pays respectifs ainsi que sur l’importance de nos jours d’une alliance entre les gouvernements et la société civile. Marianne Williamson fit ressortir les interrelations ainsi que les possibilités implicites de coopération pouvant conduire à un partenariat entre les gouvernements et la société civile dans le but de place une infrastructure de la paix. Fred Fakiri’i précisa que : « Vous tous ici souhaitez un ministère de la Paix et nous, nous en avons déjà un. Votre défi est d’obtenir un tel ministère, le nôtre est de le rendre viable. Nous avons besoin de travailler ensemble. »

Des représentants autochtones firent des invocations à l’ouverture de chaque session, et chaque journée débuta par un exercice chanté d’harmonisation. À la fin de la semaine, les délégués laissèrent Vancouver derrière eux pour retourner à leurs foyers, répartis partout dans le monde, unis dans l’harmonie d’un but commun.